N°11 / Préservation de la mémoire du Web en temps de crise

Introduction du numéro

Aida Chebbi, Dominique Maurel, Édouard Vasseur, Sabine Mas

Résumé

La crise sanitaire liée à la pandémie de coronavirus (COVID-19) a profondément marqué l’année 2020. En avril de cette année-là, l’Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture insistait sur la nécessité de soutenir davantage le patrimoine documentaire et réclamait l’existence d'un dossier complet sur la pandémie afin d’en prévenir une autre et de mieux gérer son impact sur la société. Il fallait non seulement conserver les données générées par des technologies éphémères, mais aussi s’assurer de les rendre disponibles. Les institutions de mémoire devaient également continuer d’exploiter leur potentiel scientifique, éducatif et curatif, et mettre en place de nouvelles modalités d'accès aux ressources numériques, et d’accompagner leurs usagers à distance.

Ce numéro comporte quatre articles qui rendent compte d’expériences menées dans des institutions de mémoire nationales, ainsi que des réflexions relatives aux stratégies et aux méthodes mises en œuvre. Il comporte également deux articles sur l’ouverture des ressources scientifiques aux chercheurs en situation de confinement. Enfin, le numéro propose une bibliographie collaborative disponible à cette adresse : https://www.zotero.org/groups/4879838/archivage_web_covid19. Cette bibliographie présente une liste sélective de projets menés par des institutions nationales et internationales pour documenter la pandémie de COVID-19 depuis 2020.

Mots-clés

Plan de l'article

Indubitablement, la crise sanitaire liée à la pandémie de coronavirus (COVID-19) a profondément marqué l’année 2020. Le 3 avril 2020, l’Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO) publiait une déclaration appelant à « transformer la menace du COVID-19 en une occasion de soutenir davantage le patrimoine documentaire » (UNESCO, 2020) et réclamait l’existence d'un dossier complet sur la pandémie afin d’en prévenir une autre et de mieux gérer son impact sur la société. États membres, institutions de mémoire et citoyens ont été également invités à collaborer pour assurer non seulement la constitution, la préservation et l’accessibilité du patrimoine documentaire, mais également l’exploitation de son potentiel scientifique, éducatif et curatif notamment durant les périodes de confinement. L’International Council on Archives (ICA) a aussi lancé « un appel aux États, aux entreprises et aux institutions de recherche du monde entier pour leur rappeler la nécessité de bien documenter leurs décisions et leurs actions » (ICA, [2020]) pendant et après la crise sanitaire. Dans sa déclaration, l’ICA a revendiqué une intervention d’urgence pour conserver les données générées par des technologies éphémères qui ont dû se mettre en place.

Les institutions de mémoire (services d’archives, bibliothèques, musées) se sont organisées pour assurer la continuité de leurs services, la mise en place de nouvelles modalités d'accès aux ressources numériques et l'accompagnement à distance de leurs usagers. Des boîtes à outils et différentes ressources ont été offertes pour soutenir l’action de ces institutions durant la pandémie [1]. Des projets de mémoire numérique collective ont été vite entrepris partout dans le monde et ont réuni différents acteurs partageant la conviction commune de la nécessaire documentation d’une telle crise et la volonté de constituer des corpus pour l’histoire de demain (Dixon, 2020; Labo Société numérique, 2020). Ainsi, des institutions nationales d’archives et de bibliothèques, des universités, des centres de recherche, des médias, des associations et regroupements dans divers domaines (histoire, sciences humaines, santé, monde social, etc.) ont rapidement mis en place des outils numériques pour recueillir divers témoignages et faits liés à la crise sanitaire, les traiter et les rendre accessibles.

Dans ce même esprit, le portail européen des archives a pris part aux initiatives de divers services d’archives en Europe en proposant le moissonnage des différents témoignages liés à la crise du Coronavirus. Il a assuré la collecte des différentes publications sur les réseaux sociaux en encourageant leur diffusion sous les mots-clics (hashtags) #memoiredeconfinement et #pandemicsmemoir, et l’étiquette (tag) @archivesportal ou en les partageant par messagerie électronique (Archives Portal Europe, 2020).

Parallèlement, le service Archive-It d'Internet Archive, en collaboration avec le Consortium international de préservation de l’Internet (IIPC – Internet International Preservation Consortium) et le Content Development Group (CDG), a procédé à l’archivage des ressources publiées sur le Web relatives à la pandémie en cours pour documenter les origines du virus, sa propagation, les efforts pour lutter contre la maladie, les périodes de confinement et les divers aspects scientifiques, sociaux, économiques et politiques liés à la crise sanitaire (Archive.org, 2020; IIPC, 2020a, 2020b). En date du 5 janvier 2021, une collection regroupant 11 187 ressources Web disponibles dans une dizaine de langues était déjà accessible sur le site d’Internet Archives [2].

L’approche collaborative et l’implication active des individus et des organismes touchés par cette pandémie ont été privilégiées. Les collectes réalisées sont de nature volontaire, instantanée et bien structurée sans a priori sur la forme ou sur le fond (Dixon, 2020; Jost, 2020; Spinney, 2020). Elles portent sur des témoignages immédiats (par exemple : Journal of the Plague Year [3] Coronarchive [4], COVID-19 Files [5], Chronicling COVID-19 [6], Covid-19 Museum [7], #HerCOVID19Stories [8], Covid-19 oral History Project [9], Archives de quarantaine [10], Mémoire de confinement [11]). Répondant à l’appel de spécialistes de l’information, historiens et chercheurs de divers horizons, les participants ont déposé volontairement via des formulaires en ligne toute sorte d’objets numériques qui racontent leur vécu durant le confinement et qui rapportent les conséquences de cette pandémie sur leur vie. Des matériaux inédits ont été ainsi recueillis (textes, PDF, publications (posts) sur Facebook et autres réseaux sociaux, captures d’écran ou d’image sur les réseaux sociaux, extraits de courriers électroniques, photos, vidéos, enregistrements et entrevues audio, poèmes, récits, chroniques, journaux intimes, peintures, dessins, etc.), traces d’une première pandémie à l’ère du numérique (Rozenholc, 2020).

Les principaux projets d’archivage entrepris pour documenter les différentes facettes de la crise sanitaire ont permis de :

  • collecter les informations pertinentes publiées sur la pandémie afin de reconstituer la chronologie entière des actualités en ligne sur la propagation et l’impact du Coronavirus ;

  • recueillir des documents porteurs des émotions et des réflexions des individus touchés par cette crise (ex. : télétravailleurs, chefs d’entreprise, collégiens, réfugiés, femmes victimes de violence, enfants) pendant cette période hors du commun, et les rendre accessibles pour la recherche et l’histoire ;

  • capturer des sites Web organisationnels, pages Facebook et autres médias sociaux, cartes de géolocalisation, billets de blogues, etc. traitant de la thématique du COVID-19.

Les traces de cette pandémie et les collections constituées sont d’ores et déjà accessibles en ligne. Le matériel collecté complète et enrichit des collections existantes (par exemple : la collection de la bibliothèque nationale de médecine aux États-Unis [12]) (Moffatt, 2020). Il sert également pour des travaux de recherche (Rieger, 2020).

À l’instar des celles réalisées de manière ciblée pour des événements ponctuels (ex. : élections, jeux olympiques) ou imprévus (ex. : les événements du 11 septembre 2001, le tsunami et la catastrophe nucléaire de mars 2011 au Japon, l’incendie de la cathédrale Notre-Dame de Paris en 2019), la collecte participative de témoignages liés à la pandémie du COVID-19 a permis d’expérimenter de nouvelles façons de constituer des collections d’archives et d’inclure des sources plus diverses que des archives institutionnelles. Les archives Web forment un nouveau corpus qu’exploitent chercheurs et historiens ces dernières décennies (Spinney, 2020).

Ce numéro de la revue COSSI est placé sous la thématique de la préservation de la mémoire du Web en temps de crise, à travers des thèmes tels que les nouvelles formes documentaires dans les environnements numériques en réseau, leurs valeurs, leurs caractéristiques ; les corpus Web à constituer et les contenus à prioriser ; les formes de collaboration qui devraient se dessiner à l’échelle nationale, régionale ou internationale ; les méthodes de collecte, d’évaluation, de traitement et de conservation des archives Web ; l’exploitation des collections et des fonds d’archives Web : méthodes, techniques, technologies. Pour s’assurer que certaines ressources Web restent disponibles sur cet épisode bien exceptionnel de l’histoire, la thématique retenue vise à ouvrir un espace de réflexion et de partage d’expériences sur les modalités de constitution, de préservation et d’accessibilité d’un corpus d’archives Web pour documenter la pandémie de COVID-19 qui a secoué la planète de 2020 à 2022 tout particulièrement.

Les articles de ce numéro

Ce numéro est constitué de six articles. Les quatre premiers rendent compte d’expériences menées dans des institutions de mémoire nationales et des réflexions relatives aux stratégies et aux méthodes mises en œuvre.

Alexandre Faye décrit la démarche mise en place par la Bibliothèque nationale de France (BnF) et son réseau de partenaires territoriaux pour constituer et mettre en valeur une collection Web dédiée au COVID-19, afin de suivre l’évolution de la pandémie et ses conséquences sur le Web français et de documenter la diversité des contenus partagés durant des périodes de confinement récurrentes. L’équipe responsable de cette collecte a procédé depuis janvier 2020 à une sélection réactive visant la représentativité de l’événement sur le Web et les réseaux sociaux. Les choix opérés par la BnF durant la première période de la pandémie se sont affinés grâce à un échange méthodologique et comparatif non seulement avec ses partenaires, mais également avec des chercheurs. La BnF cherche également à appréhender les temporalités des contenus collectés et à mettre en œuvre la valorisation des archives produites, entre autres, en diffusant un parcours guidé de la collection COVID-19 et en expérimentant de nouveaux outils d’exploration des archives Web. La BnF a contribué également à une collecte d’envergure internationale orchestrée par l’International Internet Preservation Consortium (IIPC) en association avec Internet Archive, en alimentant la collection Archive Novel Coronavirus (2019-nCoV). La BnF ouvre également cette collection à la recherche, notamment dans le domaine des humanités numériques.

L’article de Sophie Gebeil traite de deux projets relevant des Web Archives Studies auxquels elle a participé. Le premier, WARCnet (Web ARChive studies network researching Web domains and events), portait sur l’étude de « l’histoire des domaines Web et des événements transnationaux sur le Web, en s’appuyant sur le patrimoine culturel numérique (...) conservé dans les archives Web nationales ». Si la pandémie de coronavirus n’était pas prévue au départ, elle s’est rapidement insérée dans les événements étudiés. Le second projet, AWAC2 (Analysing Web Archives of the COVID-19 Crisis), visait à faire un état de la situation sur les sites et contenus Web retenus par différentes institutions, tout en réfléchissant aux considérations épistémologiques et méthodologiques sous-jacentes. Ces deux projets sont présentés et analysés avec une préoccupation particulière sur la manière dont les pays du bassin méditerranéen et de la zone MENA (Middle East and North Africa) sont représentés. L’article offre ainsi un portrait de l’archivage des contenus Web nationaux de ces pays.

Tom J. Smyth présente la stratégie d’acquisition de Bibliothèque et Archives Canada (BAC) pour créer une archive Web portant sur la pandémie de COVID-19 et ses conséquences sur les Canadiens. La stratégie retenue s’inscrit dans le Programme de préservation du Web et des médias sociaux développé par BAC, lequel vise à documenter les événements ayant une importance historique au Canada. En s’appuyant sur les projets menés antérieurement dans le cadre de ce Programme, l’auteur discute de l’importance des différents éléments méthodologiques dont il convient de tenir compte pour en arriver à une constitution rigoureuse d’archives Web thématiques qui ont une réelle valeur pour la recherche. L’auteur aborde ensuite la méthode mise en place pour créer une archive Web nationale sur le COVID-19.

Hager Sahli brosse un portrait des travaux d’archivage du Web à la Bibliothèque nationale de Tunisie (BnT). La mission de collecte d’un échantillon représentatif du Web tunisien est confiée à la direction de l'informatique, plus particulièrement la cellule d’archivage numérique. Les premières collectes en 2016 visaient un moissonnage rétrospectif des traces de la révolution tunisienne sur la toile mondiale, avec un intérêt particulier aux contenus diffusés sur Facebook, Twitter et les sources d’opinions publiques. Grâce à cette première collecte, la BnT a pu contribuer, en collaboration avec les Archives nationales de Tunisie et des acteurs de la société civile, à l’exposition « Before the 14th, Instant tunisien – Archives de la révolution », et ce, dans l’objectif de reconstituer les moments forts de la révolution tunisienne. Durant la période du confinement total (mai 2020), la cellule d’archivage numérique a lancé deux collectes opérées complètement à distance avec des techniques quasi manuelles. Ces collectes de nature très sélective sont liées à deux événements marquants pour les Tunisiens. La première collecte s’inscrit dans la continuité des travaux de mémorisation des traces du « soulèvement populaire » en Tunisie avec un focus sur le « mouvement Hirak » en Algérie. Les webinaires tunisiens offerts durant la période du confinement sont l’objet de la seconde collecte. Au total 142 séminaires virtuels ont été capturés, indexés et conservés dans une bibliothèque numérique, qui, selon Mme Sahli, présente un intérêt scientifique et éducatif considérable. Malgré le manque de ressources tant humaines et matérielles, la BnT souhaite développer son programme d’archivage du Web, notamment le volet traitement et mise en valeur de sa collection d’archives Web.

Le présent numéro comporte également deux articles sur l’ouverture des ressources scientifiques aux chercheurs en situation de confinement.

Abderrahim Ameur présente les résultats d’une étude menée auprès de quatre bibliothèques académiques et de recherche marocaines, avec deux objectifs. Le premier consiste à examiner les solutions proposées par ces institutions pour assurer un accès distant à leurs ressources électroniques durant la période de confinement liée à la pandémie du COVID-19. Le second vise à analyser les moyens offerts par les éditeurs et fournisseurs d’accès aux bases de données documentaires pour soutenir ces bibliothèques pendant la crise sanitaire, avec une attention particulière portée à l’éditeur CAIRN. Pour assurer la continuité de leurs services, les institutions étudiées ont étoffé leur offre numérique, soit en mettant en place de manière fédérée des accès centralisés à distance pour l’ensemble de leurs abonnements numériques, soit en signalant les accès gratuits offerts à leur public par les éditeurs commerciaux, directement à partir du site Web de l’éditeur ou via un serveur proxy. De son côté et dès le début du confinement, l’éditeur CAIRN a simplifié le dispositif d’accès à ses abonnements depuis le domicile du public pour les institutions à l’étude, tout en leur offrant un accès gratuit à une sélection d’ouvrages. Les deux actions ont eu pour conséquence une hausse du nombre de consultations des ressources numériques. Cette forme de collaboration ne peut que renforcer les liens avec la communauté universitaire et la notoriété de l’éditeur.

Clara Galliano inscrit ses propos dans le contexte du confinement imposé par la pandémie de COVID-19 en 2020, et les contraintes qui ont alors pesé sur la recherche scientifique. Son projet vise à examiner les effets du confinement sur l’ouverture de la science et donc sur la recherche, à partir de trois indicateurs : « les collaborations internationales, les efforts des éditeurs sur l’accessibilité aux ressources numériques et les différentes enquêtes menées au sein des communautés scientifiques ». Si, dans un premier temps, les gouvernements ont encouragé les efforts d’ouverture de la science afin de favoriser le développement rapide de vaccins contre le COVID-19, ces efforts ont profité à plusieurs autres domaines de recherche, comme les sciences de l’information et de la communication. Des projets de recherche collaboratifs se sont mis en place, soutenus par une accessibilité accrue à différents types de ressources (par ex., dispositifs et méthodologies). Les grands éditeurs ont accepté de donner accès aux revues savantes au format numérique, comme l’ont fait les propriétaires de plateformes d’entrepôts de données et d’archives ouvertes, par exemple. Un sondage a été mené auprès d’enseignants-chercheurs, de chercheurs et de doctorants de deux universités. Les résultats apportent une meilleure compréhension, notamment, des conditions et des pratiques de recherche avant, pendant et après le confinement.

Enfin, le numéro propose une liste sélective de projets menés par des institutions nationales et internationales pour documenter la pandémie de COVID-19 depuis 2020 sous forme de bibliographie collaborative sur Zotero disponible à cette adresse : https://www.zotero.org/groups/4879838/archivage_web_covid19.  Nous vous invitons à y contribuer en la mettant à jour et en diffusant le lien dans votre communauté.

Bibliographie

Archive.org (2020, 13 février). Archiving information on the novel Coronavirus (Covid-19). Internet Archive Blogs. Repéré à  https://blog.archive.org/2020/02/13/archiving-information-on-the-novel-coronavirus-covid-19/

Archives Portal Europe (2020, 20 avril). Memories of the pandemic. Archives Portal Europe Blog. Repéré à https://archivesportaleurope.blog/2020/04/20/national-archives-malta-collecting-testimonies-on-lockdown/

Dixon, Jennifer A. (2020, 28 avril). Documenting the pandemic: Libraries launch COVID-19 archival projects. Library Journal. Repéré à https://www.libraryjournal.com/?detailStory=Documenting-Pandemic-Libraries-Launch-COVID-19-Archival-Projects-archives

ICA (International Council on Archives) ([2020]). COVID-19 – Bien documenter : Un devoir plus que jamais essentiel en période de crise. Repéré à https://www.ica.org/sites/default/files/covid_bien_documenter_est_essentiel.pdf

IIPC (International Internet Preservation Consortium) (2020a). Novel Coronavirus (COVID-19). Repéré à https://archive-it.org/collections/13529

IIPC (International Internet Preservation Consortium) (2020b, 13 février). Novel Coronavirus outbreak: Help us collect websites. Billet publié par IIPC Programme and Communications Officer. Netpreserve blog. Repéré à https://netpreserveblog.wordpress.com/2020/02/13/cdg-collection-novel-coronavirus/

Jost, Clémence (2020, 23 mars). Mémoires de confinement : Ces projets qui archivent notre quotidien face au Coronavirus (Covid-19). Archimag. Repéré à https://www.archimag.com/archives-patrimoine/2020/03/23/memoires-confinement-projets-archivent-quotidien-coronavirus-covid-19

Labo Société Numérique (2020, 8 juin). Comment les musées, services des archives et la BnF « archivent » et « documentent » la crise sanitaire. Repéré à https://labo.societenumerique.gouv.fr/2020/06/08/comment-les-musees-services-des-archives-et-la-bnf-archivent-et-documentent-la-crise-sanitaire/

Moffatt, Christie (2020, 26 mars). Archiving web content on the coronavirus disease (COVID-19). Circulating Now – US National Library of Medicine. Repéré à https://circulatingnow.nlm.nih.gov/2020/03/26/archiving-web-content-on-the-coronavirus-disease-covid-19/

Rieger, Oya Y. (2020, 6 avril). Documenting the COVID-19 pandemic: Archiving the present for future research. Ithaka S+R. Repéré à https://sr.ithaka.org/blog/documenting-the-covid-19-pandemic/

Rozenholc, Yves (2020, 16 décembre). Covid-19 Museum: [CaMPA] [C]ollaborative archive for [M]emory, [P]edagogy and [A]nalysis of Covid-19 pandemic. Just One Giant Lab (JOGL). Repéré à https://app.jogl.io/project/175

Spinney, Laura (2020). What are COVID archivists keeping for tomorrow’s historians? Nature, 588 : 578-580. doi: https://doi.org/10.1038/d41586-020-03554-0

UNESCO (2020, 3 avril). Transformer la menace du COVID-19 en une occasion de soutenir davantage le patrimoine documentaire. Repéré à https://en.unesco.org/sites/default/files/dhe-covid-19-unesco_statement_fr.pdf


Notes

[1] Par exemple :

UNESCO ([2020]). Ressources pour les professionnels du patrimoine documentaire. Repéré à https://fr.unesco.org/covid19/communicationinformationresponse/documentaryheritage

SAA (Society of American Archivists) (2020, 15 mai). Society of American Archivist resources for response to COVID-19 health crisis. Repéré à https://www2.archivists.org/resources-for-response-to-covid-19-health-crisis

Association des archivistes français ([2020]). COVID-19. Nos ressources pour archivistes confinés. Repéré à https://www.archivistes.org/-COVID-19-Nos-ressources-pour-archivistes-confines-

IFLA (2020, 7 juillet). Le COVID-19 et les bibliothèques dans le monde. Repéré à https://www.ifla.org/FR/node/92979

France ([s.d.]). BIBLIO-COVID. Un site pour accompagner élu·e·s et professionnel·le·s des bibliothèques pendant la crise sanitaire. Repéré à http://www.biblio-covid.fr/

[2] Internet Archive (2020, février- ). Novel Coronavirus (COVID-19). Collection no 13529, collectée par IIPC (International Internet Preservation Consortium). Repéré à  https://archive-it.org/collections/13529

[3] Arizona State University. School of Historical, Philosophical and Religious Studies ([2020]). Journal of the Plague Year: A curatorial collaborative initiated by Arizona State University (ASU). Repéré à https://covid-19archive.org/s/archive/page/Share

[4] Universität Hamburg ([2020]). Coronarchiv. Repéré à https://coronarchiv.geschichte.uni-hamburg.de/projector/s/coronarchive/page/welcome

[5] Austin Public Library. Austin History Center ([2020]). The COVID-19 Files: Austin responds to a Pandemic. Repéré à https://library.austintexas.gov/ahc/covid-19-files

[6] The University of Tennessee. Knoxville, Libraries ([2020]). Chronicling COVID-19: The UT Student & Campus response to the coronavirus. Repéré à https://www.lib.utk.edu/special/chronicling-covid-19/

[7] Rozenholc, Yves (2020, 16 décembre). Covid-19 Museum: [CaMPA] [C]ollaborative archive for [M]emory, [P]edagogy and [A]nalysis of Covid-19 pandemic. Just One Giant Lab (JOGL). Repéré à https://app.jogl.io/project/175

[8] Lensational (2020). #HerCOVID19Stories. Repéré à https://www.lensational.org/category/hercovid19stories/

[9] Kelly, Jason M. ([2020]). The COVID-19 Oral History Project. IUPUI Arts & Humanities Institute. Repéré à https://sites.google.com/iu.edu/covid-19oralhistoryproject/about

[10] AAFB (Association des archivistes francophones de Belgique) et VVBAD (Vlaamse Vereniging voor Bibliotheek, Archief & Documentatie) ([2020]). Archives de quarantaine – Dossier Covid-19. Repéré à https://archivesquarantainearchief.be/fr/

[11] Vesoul and Co (2020, 17 avril). #memoiredeconfinement. Repéré à https://twitter.com/hashtag/memoiredeconfinement?src=hashtag_click (plusieurs autres services d’archives en France ont pris la même initiative intitulée #memoiredeconfinement).

[12] US National Library of Medicine (2014-). Global health events web archive. Repéré à https://archive-it.org/collections/4887?fc=websiteGroup%3ACoronavirus+disease+%28COVID-19%29+outbreak

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